20 décembre 2011
Fin 2011. Petit Pierre
Depuis l'été les compte-rendus d'activité sont sur le blog de karstexplo.
Une partie des documents présents sera intégrée à terme dans le site web karstexplo / cuevas del alto ason.
En attendant les documents seront toujours sur ce blog qui restera ouvert.
L'année 2011 nous a apporté comme d'habitude son lot de découvertes. Une des plus intéressantes a été l'exploration de la galerie des Indignés au fond de la torca del Pasillo avec son petit collecteur qui est la suite en aval de celui de Cantu Encaramado qu'il prolonge sur 1 km.
Avec les plongées à Orcones et au Molino, l'hypothèse d'un bassin d'alimentation de la source du Molino depuis le sud-ouest de Bustablado semble de plus en plus se confirmer (voir article du 28 mars 2009)
Mais pour nous hélas, l'évènement majeur de cette année aura été la disparition au mois de juillet, de notre ami Pierre Perrault, dit Petit Pierre, à l'age de 81 ans. Son départ a beaucoup touché bien sûr la petit communauté spéléologique, mais aussi bon nombre d'habitants du Val d'Ason qui l'avaient souvent côtoyé depuis ces 25 dernières années.
P'tit Pierre tu ne verras jamais le Sordo souterrain de tes rêves. Mais tu sais bien que tes amis continueront de le chercher en pensant très fort à toi.
Quelque part en prospection vers Arredondo
07 mai 2011
febrero abril 2011
La route du col de los Collados menant à la Gandara depuis Ason étant coupée jusqu'au mois de mai, nous avons concentré nos activités sur Arredondo, au nord du massif.
Les recherches, en équipe réduite, ont permis de porter notre inventaire à 1597 cavités (fin avril 2011).
Torca Delgada
Ce gouffre, proche de la torca del Pasillo et qui avait laissé quelques espoirs de continuation à l'automne dernier, s'est avéré immédiatement bien décevant. Une petite galerie fossile (Léopard) et deux petits puits latéraux marque le terminus impénétrable à -60. Le courant d'air provient d'un grand puits du lapiaz.
Galerie Léopard
Patrick au sommet de l'avant-dernier puits
Torca de la Mazuela
La bonne opération (provisoire, soyons prudents !) est venue d'un gouffre repéré en 1999, la torca de la Mazuela (notée torca T à l'époque). En 2000 le puits d'entrée (25 m) avait été descendu.
Deux séances de désobstructions musclées et tonnantes entre 3 puits de 20 à 25 m ont mené à une nouvelle zone étroite à -80, dominant un puits estimé à 30 m. Malgré les difficultés le bon courant d'air soufflant (régime estival) nous laisse confiants pour cet été.
Torca Aitken
Côté "grandes cavités" la torca Aitken a été poursuivie. Un bivouac de 4 jours a porté le développement à 7700 m mais la suite espérée au delà de notre terminus 2009 dans la galerie du Poulpe n'a pas été au rendez-vous. (voir le compte-rendu de patrick Degouve)
Sumidero de Orcones
Nous avons tenté de court-circuiter le premier siphon de la Munke gata mais après équipement d'une vire et une escalade nous avons renoncé étant donné l'étroitesse des lieux et le travail jugé considérable. La parole sera donc redonnée aux plongeurs dès cet été.
Equipement de la vire dans Orcones
24 novembre 2010
Los Santos 2010

En marge du bivouac à la cueva del Gandara qui a permis de porter le développement à 106 145 m (voir article P. Degouve) d'autres cavités ont reçu notre visite au gré des disponibilités et des humeurs, en particulier :
Torca Mala Vista (Arredondo)
Une neuvième séance de désobstruction est malheureusement écourtée par l'arrivée trop précoce de la pluie. Une bonne quantité de blocs est tout de même sortie du puits
(D. Boibessot, P. et S. Degouve, L. Garnier, G. Simonnot)
Torca Delgada (Arredondo)
Ce petit puits étroit, exhalant un bon courant d'air, est repéré en février 2009 (GS). Sa position entre les secteurs de la torca Aitken et de la torca del Pasillo lui confère un certain intérêt.
Delgada : l'entrée
Quelques coups de marteau et burin permettent de descendre 8 m pour déboucher en balcon dans le flanc d'une salle (P.10). En hauteur, deux autres entrées étroites en provenance du lapiaz y arrivent également. La suite nécessite une escalade de 6 m pour atteindre une lucarne soufflante. Derrière on redescend de 8 m pour parvenir un peu plus loin au sommet d'un P.20.
Delgada : le sommet du P.20
Celui-ci constitue la base d'un grand puits à ciel ouvert d'une cinquantaine de mètres (retrouvé plus tard dans le lapiaz). Au fond un nouveau P.10 n'a été que partiellement descendu laissant voir une autre salle et un puits. L'air provient du bas ce qui est plutôt encourageant. Arrêt à -60. (J.L. Geral, E. Humbert, B. Pernot, G. Simonnot)
Torca 2083 (Arredondo)
Repérée en août 2008 la cavité s'arrêtait au bout de 20 m (-10) sur un plancher stalagmitique effondré laissant apercevoir une suite.
Nous y retournons pour une rapide visite. Patrick ouvre assez rapidement le passage. Derrière, une descente de 8 m amène au bord d'un puits estimé à une vingtaine de mètres à descendre. (P. et S. Degouve, G. Simonnot)
Photographies : J.L. Geral
08 octobre 2010
Verano 2010
Durant l’été la cueva del Gándara n’a pas été l’objet de l’activité qui s’est surtout focalisée sur la commune d’Arredondo.
Nous avons essayé d’équilibrer les recherches entre cavités déjà en cours d’exploration et les nouveaux objectifs repérés durant les séjours hivernaux ou printaniers.
Sumidero de Orcones (Arredondo)
Les
plongées des siphons de Munke Gata (rue du Moine en norvégien) par Manu et Yann
ont permis de recouper un drain temporaire ( ?) important, essentiellement
noyé avec amont/aval.
L’aval,
comme nous le pensions, semble partir vers la cueva del Molino. Arrêt dans un
siphon aval qui plonge à -30.
Le plus
intéressant cependant est peut-être l’amont qui a pu être remonté jusqu’à un
siphon 5. Dans les deux directions l’exploration est en cours.
Devant un des siphons de Munke Gata
La
poursuite des investigations au-delà pourrait bien nous en apprendre beaucoup
sur le drainage de la zone nord de l’alto de Tejuelo et les liens supposés
entre Molino, Orcones, La Cueva, Aitken, Hormigas, Cantu etc …
Développement :
1100 m (950 topo)
Torca Aitken (Arredondo)
1200 m
supplémentaires ont été reconnus au niveau des grandes galeries de -200.
Développement :
5300 m (profondeur inchangée -266)
Torca del Pasillo (Arredondo)
Ce nouveau
gouffre, repéré au printemps 2009, nous a vus à maintes reprises durant l’été.
L’élargissement
de passages très étroits, la descente de plusieurs branches de puits ont rendu
l’exploration un peu compliquée. Nous pensions rencontrer de belles et grosses
galeries vers – 160 et finalement le gouffre descend pour l’heure à -285 vers
des galeries montrant des traces d’activité temporaire mais sans encore
rencontrer d’actif.
Développement :
1 km (-285)
A noter que cette cavité a mobilisé une bonne partie de notre petite et bien modeste troupe et en particulier a vu se succéder sur juillet-août quelques anciens compagnons d’explorations anciennes, revenus à Arredondo après bien des années d’absence (Bruno, Christophe, Eric)
Après les dernières plongées 2009 en amont de la Cubiobramante, émergence du système, il avait semblé bon de plonger le siphon le plus en aval du collecteur de la Cayuela, au niveau de la rivière du Labyrinthe.
Le collecteur de la Cayuela, au niveau des cascades précédant le siphon aval du Labyrinthe (photo P. Degouve)
Une plongée (Manu) a permis de découvrir 300 m de galeries mais la jonction avec la Cubiobramante n’a pu se faire pour l’instant car le cheminement du collecteur est bien loin d’être évident.
Manu se prépare à plonger (photo P. Degouve)
Le
développement passe à 13500 m pour une profondeur inchangée de -527
Après deux
ans nous sommes enfin retournés faire la désobstruction de l’étroiture
soufflante au terminus (-32) ;
A -40 nous
avons pu prendre pied sur un petit collecteur local. Sa remontée a permis de
parcourir 300 m de galeries.
Développement :
830 m (-40)
La galerie P'tit Pierre dans la cueva del Tocayo (photo P. Degouve)
L'étroiture agrandie à -32 dans la cueva del Tocayo
Torca Mala Vista (Arredondo)
Huit
séances tout au long de l’été pour une profondeur de … -7
C’est le
fort courant d’air qui nous a fait (et nous fera) persévérer dans cette cavité
découverte au printemps de cette même année.
29 juin 2010
Le système hydogéologique de Huerto del Rey
Les calcaires du
Haut-Rolacia (niveau 8) renferment plusieurs systèmes hydrogéologiques ayant
comme substratum le toit du complexe gréseux d’Asón (niveaux 5 et 6-7).
Du nord au sud on distingue
successivement les systèmes
Munio
Avellano
Agua
Huerto del Rey (ou Fresca-Salcedillo)
Le système Huerto del Rey
C’est le plus important si
on veut bien admettre l’hypothèse (Degouve-Simonnot, 1990) d’une relation entre
le réseau de la cueva del Hoyo Salcedillo (18,8 km et -532) à l’ouest et une des grandes grottes du val d’Asón, la
cueva Fresca ( environ 26,5 km et -507).
Cependant l’analyse reste
complexe et bien des interrogations demeurent.
L’alimentation proche depuis
les bords de El Albeo vers le río Asón est la seule bien connue. Deux
traversées spéléologiques sont même possibles à partir de la torca Tibia
(spéléodrome bien connu) et de la torca de Calleja Tojo. L’actuel collecteur
connu de la cueva Fresca, qui draine d’ouest en est la partie septentrionale de
la grotte, correspond à ces différents apports.
En revanche les écoulements
recoupés dans la cueva del Hoyo Salcedillo ont une origine plus lointaine
(Torcon de las Cabanas, Pizarras) et force est de constater que nous ne les
retrouvons pas dans la Fresca. Peut-être alimentent-ils une zone noyée au sud de
cette grotte avec une sortie dans le lit de l’Asón, qui si elle n’est pas du
tout localisée, doit se situer entre le toit des grès d’Asón et le bas des
formations de El Albeo quand elles recoupent le thalweg (secteur Huerto del
Rey).
Les petits systèmes « cousins »
Ils sont en quelque sorte
des équivalents géologiques (inscrits dans les mêmes calcaires du Haut-Rolacia)
mais par leur position plus au nord se retrouvent avec des émergences perchées.
Eux aussi assurent un classique drainage d’ouest en est vers le val d’Asón.
11 mars 2010
Systèmes hydrogéologiques de Pena Lusa
Systèmes hydrogéologiques de Pena Lusa
Au sud du massif de Porracolina,
les calcaires de Peña Lusa (niveau 16) forment une très belle ligne de relief.
Ils sont le siège de phénomènes karstiques d’importance révélés par
l’exploration spéléologique. Pour autant bien des points d’interrogation
demeurent.
Faute d’émergence importante
connue, nous considérerons liés un ensemble de réseaux souterrains et leurs
circulations actives : la cueva del Lobo, la torca de la Pena del Trillo et
peut-être la torca de los Morteros en province de Burgos. La cueva de los
Gorgullones n’est qu’un exutoire temporaire permettant un regard sur un
collecteur septentrional du massif, lié à une partie de la cueva del Lobo. Tout
porte à croire que l’ensemble des cours d’eau souterrains vient émerger quelque
part dans le val du rio Gandara et très loin vers l’est. Une seule et modeste
source, la fuente de Cuadreo près de Valcaba, a été repérée ; ailleurs, en
particulier plus à l’est, les recherches
sont restées vaines pour l’instant.
Quand on observe les grandes
cavités du massif de Pena Lusa on voit immédiatement l’écoulement général qui
se fait depuis l’ouest (versants de la province de Burgos) vers l’est en
suivant le pendage général du substratum imperméable (grès de la Brenia, niveau 14) et ce,
sur de grandes distances.
Cependant la sortie de cet aquifère reste une grosse énigme.
Quelques auteurs ont facilement
contourné l’obstacle en imaginant des résurgences dans les amonts du Rio
Argumal. Mais dans tout le ravin n’existent que des apports d’eau insignifiants,
et en aval le cours d’eau établi dans les grès ne montre qu’un débit minime
voire nul en été.
Nous avons donc envisagé une continuation vers l’est des cours d’eau
souterrains malgré la disparition des lentilles calcaires qui passent
latéralement vers l’est aux formations gréseuses (et non karstifiées) de la Sia.
En effet les marno-calcaires de base (niveau 15), karstifiables, se prolongent sur
plusieurs km dans le flanc droit de la vallée du Rio Gandara.
La Fuente de Quadreo, près de Valcaba, s’inscrit dans cet hypothèse et pourrait
alors être le point bas d’un système hydrogéologique de plus de
Signalons que la torca de los Morteros (8 km, -415), en province de Burgos et
hors de nos investigations, et qui pourrait s’insérer dans le même cadre
hydrogéologique que la cueva del Lobo et la torca de la Pena del Trillo, n’a
pas non plus d’exutoire identifié..
21 décembre 2009
Muchas felicitades
Feliz Navidad
Le deseo tambien muchos descubrimientos en 2010
Guy
30 novembre 2009
Carte géologique
Dispositif structural
Les terrains de la région d’Asón sont affectés au nord par
un bombement OSO-ENE passant à San Roque sur le Rio Miera et recoupant le Rio Asón
au sud d’Arredondo.

De part et d'autre des failles de Bucebron les strates plongent soit vers le nord (Muela), soit vers le sud (Porracolina)
Cet anticlinal ou pseudo anticlinal, dit de Socueva, est
souligné de grandes failles axiales parallèles (failles de Bucebron et de
Socueva), avec des rejets parfois importants atteignant environ
Le relief de faille sur le flanc nord de l'alto de Porra. L'accident met en contact des formations gréseuses (7) et les calcaires récifaux de bucebron (4).
Vers le nord les strates plongent suivant un pendage de 10 à 20°. Au niveau de l’Alto de Tejuelo, de nombreuses fractures SO-NE relèvent à tour de rôle les compartiments successifs.
Le rebord de l'Alto de Tejuelo en rive droite du Rio Miera. Les failles relèvent de façon répétitive les escarpements calcaires.
Un important accident ouest-est, prolongement de la faille des Esles (ou faille de Cabuerniga), suit approximativement le Rio Bustablado (et probablement vice et versa).
Le flanc sud de l’anticlinal occupe une surface nettement plus importante. Il est d’abord affecté par une très complexe zone fracturée au niveau du Haut-Rolacia (Helguerón, Regato Callejón) pour poursuivre apparemment plus calmement son plongement vers le sud sud-est avec un pendage moyen de l’ordre de 10°. Quelques cassures importantes apparaissent au sud de Peña Lusa, à la limite des Provinces de Santander et Burgos.
La structure générale anticlinale a comme conséquence de faire affleurer les terrains les plus anciens (Barrémien supérieur, Aptien inférieur) dans les boutonnières de San Roque de Riomiera et de Socueva. A partir de là, vers le sud, ils sont régulièrement recouverts par des dépôts de plus en plus jeunes (jusqu’à Albien supérieur).
La carte géologique existante concernant le massif de Porracolina est malheureusement d’une précision des plus aléatoire et présente surtout pour nous quelques défauts majeurs.
A côté de lacunes d’ordre structural, comme l’absence de certaines failles importantes (Brenuca), c’est surtout au plan stratigraphique que le bât blesse le plus.
Des niveaux imperméables gréseux ou marneux importants ne
sont pas mentionnés (grès de El Albeo). Ils jouent pourtant un rôle de
substratum imperméable déterminant dans l’élaboration des processus karstiques.
Plus grave est l’amalgame fait en réunissant sous le même vocable des séries
calcaires complètement distinctes et de datation différente, et qui vont
renfermer en leur sein des réseaux karstiques complètement indépendants. Les
calcarénites de la Porra sont ainsi mêlés aux calcaires du Haut-Rolacia et même
aux calcaires de las Pizarras. Les niveaux calcaires du Picón del Fraile sont
malheureusement confondus avec les calcaires de Peña Lusa. On retrouve réunies
sous le même figuré quelques
La carte géologique ici présentée, sans prétention scientifique excessive, comble quelques-unes unes de ces insuffisances.
19 novembre 2009
Otono 2009
Cueva del Gandara (Soba)
Le réseau totalise désormais 103558 m
Torca Aitken (Arredondo)
Le gouffre voit son développement passer à 4015 m pour une profondeur inchangée de -266

Août 2007, sur la face cachée de la Lune : P. Degouve et G. Simonnot tout près de la torca Aitken sans le savoir
Sistema Muela-Tejuelo
Les spéléologues belges et madrilènes (Spekul-Secja) ont poursuivi topographies et explorations dans Cantu Encaramao. Le développement du réseau est de 92883 m. Avec en + des jonctions qui se feront tôt ou tard avec Calleja la Valle, Hormigas, Yeguas, Aitken ..., ce grand réseau ne tardera pas à rejoindre le club "plus de 100 km".
15 septembre 2009
Verano 2009
Malgré un nombre de participants toujours assez limité, des temps de séjour souvent (trop) courts pour certains (hormis quelques privilégiés), une moyenne d'age élevée (qui ne s'arrange pas au fil des années !), l'été 2009 a apporté son lot de découvertes et parfois de surprises.
Les résultats
Cueva de Sereno (San Roque)
Trois ans après nous sommes retournés dans l'extrême amont de la grotte, au bout de la pénible galerie des Suppliciés (photo P. Degouve ci-contre). Seulement 150 m de conduits ont été ajoutés, le point haut topographié passe de +152 à +165 et dans ce secteur les cheminées terminales dépassent 50m. Le courant d'air existant permet de penser que des relations sont possibles avec le plateau. Le potentiel en dénivelé peut être de l'ordre de 350m. Le développement est de 3870 m (3627 m topo). A noter : une des sorties de quinquagénaires (Sandrine 50, Patrick 52, Diego 54 et Guy 56)
Torca del Gran Damocles (Soba)
C'est un peu la déception de l'été car nous avions fondé beaucoup d'espoir sur cette exploration. Les écrans gréseux ont, pour l'instant, eu raison de notre motivation. Arrêt à -206. Développement 1070 m. (Gotzon, Oscar, Sandrine, Patrick, Guy)
Patrick, Sandrine et nos amis basques Gotzon et Oscar devant l'entrée de la Torca del Gran Damocles
Torca de la Garma de Bucebron (Arredondo)
Deux jonctions successives à -523 puis à -470 (galerie des Vires) ont été réalisées avec le réseau Cueto-Coventosa. Le développement passe à environ 34 km. (voir blog Patrick) (Sandrine, Patrick, Javier, Gotzon)
Cueva del Gandara (Soba)
Comme d'habitude ce réseau a été quelque peu délaissé durant l'été au pofit des autres objectifs. L'escalade entreprise dans le secteur de la Neo Rivière a été poursuivie (envir. +75). Les galeries explorées dans le secteur portent le développement à 101473 m. (Sandrine, Patrick, Gotzon, Ludovic)
Cubiobramante (Arredondo)
Derrière le siphon 3 le terminus de Yann était marqué par une cascade remontante estimée à 5m. Le cran vertical fait une dizaine de mètres avec surplomb escaladés par Manu qui, cette année, a accompagné Yann. La galerie toujours exondée est remontée jusqu'à une nouvelle cascade qui n'a pu être franchie. Devant la difficulté croissante de ces explorations post siphons il parait désormais bien sage de reprendre le fil du travail à partir du collecteur dans la cueva Cayuela (secteur aval Labyrinthe). (Manu, Yann)
Manantial del Rio Sordo (Arredondo)
Après le point bas de -52 le siphon a été prolongé sur environ 150m. Arrêt provisoire à -35 (Manu, Yann)
Torca Aitken (Arredondo)
L'exploration des grandes galeries découvertes au bas des puits (-200) était un des objectifs prioritaires de l' été. Nous y avons consacré trois sorties. Vers l'ouest les méga galeries ont malheureusement buté sur des trémies après quelques centaines de mètres. Vers l'est, par contre, nous avons pu avancer de 1500 m dans une galerie parcourue par un fort courant d'air aspirant (arrêt à -266). Le développement topo est 3370 m et nul doute que la torca Aitken deviendra une cavité importante du massif de Porracolina. (Sandrine, Patrick, Guy, Manu, Etienne, Ludovic)
Sumidero de Orcones (Arredondo)
Cette perte du rio Bustablado, déjà repérée en 1981, a d'abord fait l'objet de travaux de désobstruction près du lit du ruisseau puis, grâce à la perspicacité de Laurent, nous avons pu prendre pied dans la grotte correspondante en passant directement par une petite cavité qui nous tendait les bras à 15 m de là ! Les galeries issues de la perte aboutissent à -30 sur un petit tronçon de grosse galerie limitée en amont et en aval par des siphons (collecteur temporaire ?). Le développement total (env. 300 m, 265 m topographiés) est certes modeste mais la position de cette cavité est particulièrement interessante car elle est un jalon important dans la connaissance et la compréhension du bassin d'alimentation de la Fuente del Molino et par là même de toute l'alimentation du rio Bustablado.(Laurent, Guy, Patrick, Ludovic)
Les participants à ces explorations
Les Basques : Gotzon Aranzabal, Oscar Etxebarria, Diego Dulante
Le Cantabre : Javier Lopez Jorde
Les Savoyards : Etienne Bunoz, Patrick Degouve, Sandrine Degouve, Manu Tessane, Yann Tual
Les Bourguignons : Laurent Guillon, Ludovic Guillot, Guy Simonnot
Dominique Langlois, Georges Marbach, Pierre Perreault et Martin Simonnot ont participé à d'autres sorties prospections ou désobstructions.
Nous avons également fait une prospection près de Bustablado en commun avec nos amis Catalans de Mataro, Dany, Jordi, Albert.
Au cours de l'été nous avons tout de même sacrifié une journée pour faire collectivement une classique, la traversée Sopladoras-Agua et faire des photos pour le site karstexplo (pour joindre l'utile à l'agréable). Pour Patrick et moi la sensation fut curieuse ; nous n'avons que très peu reconnu la grotte, nous qui étions sensés être les connaisseurs et guides. A notre décharge notre dernière visite datait de ... 1973 soit 36 ans !
















